La Banque de France vient de lancer un podcast expliquant en quoi consistent les différents taux d’intérêt des banques centrales.

L’évolution des taux directeurs fait régulièrement la « Une » des médias. C’est dire l’importance de cet indicateur monétaire et financier qui régit une grande partie de l’économie. Pour autant, peu de particuliers savent réellement en quoi ils consistent. D’où le lancement, le 24 février 2026, par la Banque de France, d’un podcast consacré à ce sujet.

En un peu plus de dix minutes seulement, ce programme audio explique avec beaucoup de pédagogie ce que sont les taux directeurs. Il s’agit de l’un des principaux outils de politique monétaire des banques centrales. Par exemple, la mission de la Banque centrale européenne (BCE) est de maintenir la hausse des prix à la consommation autour de 2 % par an.

Trois taux à la BCE

La BCE utilise ses taux directeurs pour atteindre cet objectif. Ce terme désigne les taux d’intérêt pratiqués par la banque centrale auprès des établissements bancaires de la zone euro (les pays qui utilisent la devise européenne comme monnaie). Chaque banque dispose, en effet, d’un compte à la BCE.

Il existe trois taux directeurs : le taux plancher, le taux plafond et le taux d’opération de refinancement. Le premier correspond au taux d’intérêt dont bénéficie la banque lorsque qu’elle dépose des liquidités à la BCE, à l’image d’un compte bancaire rémunéré. Le deuxième équivaut, lui, au taux d’intérêt maximum auquel les banques peuvent se prêter entre elles au jour le jour (sous 24 heures). Le troisième est le taux auquel les banques se prêtent entre elles pour une semaine.

Ralentir ou relancer la croissance

C’est le taux plancher qui fait office de taux de référence de la BCE (il est actuellement à 2 %). La banque centrale module ses taux directeurs en fonction de l’inflation. Lorsque l’augmentation des prix excède 2 %, elle les relève. Les banques se prêtent alors entre elles à des taux plus élevés et répercutent cette hausse sur leurs clients.

Les taux des crédits accordés aux particuliers et aux entreprises augmentent et/ou les conditions d’octroi des prêts se durcissent, ce qui finit par peser sur les dépenses de consommation et d’investissement du pays. L’activité économique ralentit, ainsi que l’inflation.

À l’inverse, si la hausse des prix est inférieure à 2 %, la BCE va abaisser ses taux directeurs. Les taux d’intérêt des crédits vont alors chuter, ce qui va inciter les ménages et les entreprises à emprunter pour consommer et investir. Cet afflux de dépenses va relancer la machine économique et, par ricochet, la croissance.

Source : www.banque-france.fr

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